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Coup de mou hivernal : comment retrouver de l'énergie ?

Coup de mou hivernal : et si tu arrêtais de lutter contre le ralentissement ?

Il fait nuit quand tu te lèves.

Il fait nuit quand tu rentres.

Entre les deux, tu as froid, tu rêves de ton plaid, tu repousses ton réveil de 10 minutes (pour la 5e fois) et ta motivation semble avoir pris des vacances sans te prévenir.

Tu avais prévu de reprendre le sport, de cuisiner des trucs incroyables, de lancer trois projets et de devenir la meilleure version de toi-même.

Et puis… tu as juste envie de rester sous la couette.

STOP.

Je ne crois pas que le problème soit un manque de motivation, ni d'ambition.

Nous sommes tout simplement en train de traverser une période où nous avons besoin de fonctionner autrement, parce que latemporalité nous y invite.

La saison ne nous demande pas d'en faire plus mais de fonctionner autrement, de composer avec les nouvelles conditions de temps et de luminosité.

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1. Tu n'es pas une machine. Ton énergie n'est pas censée être constante.

On aimerait bien, parfois, avoir la même énergie tous les jours.

Être motivée le lundi matin, efficace le mercredi après-midi, inspirée le vendredi soir et disponible pour tout le monde le week-end.

Bref, fonctionner comme un téléphone chargé à 100 % en permanence.

Sauf que nous ne sommes pas des machines et que nous nous déchargeons aussi.

- Notre énergie fluctue (encore plus si tu es une femme !).

- Notre environnement change.

- Notre sommeil, notre activité, notre charge mentale et la lumière à laquelle nous sommes exposés influencent notre manière de nous sentir.

En hiver, les journées raccourcissent, la luminosité diminue et notre rythme quotidien peut être chamboulé. Certaines personnes ressentent davantage de fatigue, une baisse de motivation ou une envie de ralentir.

Si tu es déjà bien occupé(e) le reste de l'année, que tu jongles entre tes projets, ton travail, tes relations et toutes les choses que tu estimes devoir faire… tu peux aussi arriver à cette période avec des réserves déjà bien entamées.

Alors pourquoi lutter ?

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PETIT RAPPEL : arrêtons de confondre une baisse d'énergie avec un manque de volonté.

Tu peux être engagé(e), motivé(e) et plein(e) de projets, sans être disponible à 100 % tous les jours.

Tu peux avoir envie d'avancer et avoir besoin de repos.

Tu peux aimer bouger et ne pas avoir envie de faire une séance intense.

Ces réalités ne sont pas incompatibles.

La question n'est donc pas forcément : « Comment retrouver mon énergie habituelle au plus vite ? »

Elle peut aussi devenir : « De quoi ai-je besoin aujourd'hui pour traverser cette période de façon plus confortable ? »

Ça change déjà pas mal de choses.

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2. Ralentir ne veut pas dire abandonner

C'est probablement l'un de nos plus grands pièges.

On a tendance à voir les choses en deux catégories :

- SOIT je suis motivée, je fais du sport, je tiens mes engagements, j'avance sur mes projets et je coche mes cases.

- SOIT je suis fatiguée, je ne fais rien, je perds mes habitudes et je culpabilise de ne pas être aussi productive qu'avant.

Bienvenue dans le monde merveilleux du TOUT OU RIEN. 🙃

Et si on sortait de cette logique ?

Ralentir, ce n'est pas nécessairement s'arrêter.

C'est parfois réduire la durée d'une activité, modifier son intensité, espacer les sollicitations ou accepter de faire moins de choses dans une journée.

C'est continuer à prendre soin de soi sans transformer chaque habitude en obligation.

Tu n'as pas l'énergie pour une heure de sport ? Peut-être que dix minutes de mobilité te feront du bien. 1 c'est mieux que 0.

Tu n'as pas envie de danser pendant deux heures ? Mets une musique et bouge le temps d'une chanson. 1 c'est mieux que 0.

Tu as besoin d'une soirée tranquille ? Tu peux décliner une invitation sans avoir à rédiger un dossier de justification de 14 pages. Si tu dis oui aux autres, assures-toi de t'être dit oui à toi aussi.

L'objectif n'est pas de maintenir coûte que coûte le rythme que tu avais en septembre.

L'objectif est de conserver une relation avec ce qui te fait du bien, en adaptant la dose à tes possibilités du moment.

Moins de pression. Plus d'ajustement.

Parce qu'une habitude qui s'adapte à ta vie a davantage de chances de trouver sa place qu'une routine tellement exigeante qu'elle devient une source de stress supplémentaire.

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3. Bouger pour retrouver de l'élan, pas pour te forcer

Quand on a un coup de mou, le mouvement peut sembler être la dernière chose dont on a envie.

On se dit qu'on bougera quand on aura retrouvé de l'énergie.

Mais parfois, attendre d'être motivé(e) pour commencer à bouger revient à attendre que la motivation fasse tout le travail à notre place.

Peut-être inverser la logique ?

Pas besoin de te lancer dans un entraînement intensif pour prouver que tu es capable de te dépasser.

Le mouvement peut commencer tout petit.

- Une marche dehors.

- Un temps d'ancrage.

- Quelques mouvements pour délier ton dos et tes épaules.

- Une routine de mobilité au réveil.

- Un flow de yoga tranquille.

Quelques pas de danse dans ton salon.

L'idée n'est pas de brûler ton énergie restante pour te sentir productif(ve). C'est de remettre un peu de mouvement dans ton quotidien, de changer de position, de solliciter ton corps autrement et de prendre un moment pour sentir comment tu vas.

Le mouvement peut contribuer à améliorer l'humeur, à soutenir le sommeil et à entretenir le bien-être général. Il n'a cependant pas besoin de produire un effet spectaculaire à chaque séance pour avoir de l'intérêt.

Parfois, tu termines ta pratique plein(e) d'énergie.

Parfois, tu te sens simplement un peu plus détendu(e).

Et parfois… tu es toujours fatigué(e). C'est la vie !

Une pratique adaptée n'a pas besoin de transformer ton état pour être valable.

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Pourquoi ne pas choisir ton mouvement selon ton état du jour ?

Tu te sens engourdi(e) ?

Essaie quelques mouvements articulaires, des rotations douces, des étirements ou une marche à ton rythme.

Tu te sens agité(e), tendu(e), avec le cerveau qui mouline ?

Une pratique de yoga fluide, quelques mouvements répétitifs, une respiration consciente ou une danse libre peuvent t'aider à revenir à tes sensations.

Tu te sens vraiment fatigué(e) ?

Privilégie une activité douce si elle te fait du bien, ou accorde-toi du repos. Tu n'as pas besoin de transformer chaque moment de fatigue en défi à relever.

Tu as envie de retrouver un peu de dynamisme ?

Une musique qui te donne envie de bouger ou une marche à l'extérieur peuvent être un bon point de départ.

Le plus important : observe comment tu te sens avant, pendant et après.

Apprends à faire la différence entre l'inertie qui accompagne parfois le fait de rester immobile longtemps et une fatigue qui te demande réellement de récupérer.

Ton corps n'est pas un adversaire à convaincre. C'est ton partenaire de mouvement.

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4. Et si le ralentissement était une compétence à muscler ?

On apprend assez facilement à accélérer.

À répondre rapidement.

À enchaîner les tâches.

À passer d'un rendez-vous à l'autre.

À faire plusieurs choses en même temps.

Mais sait-on vraiment ralentir ?

Sans consulter son téléphone toutes les trois minutes.

Sans penser à la prochaine tâche pendant qu'on mange.

Sans culpabiliser de ne rien produire.

Sans chercher immédiatement à optimiser ce moment de repos pour qu'il soit encore plus efficace.

Ralentir, ça s'apprend aussi.

Choyer les transitions tout autant.

Les pratiques douces et lentes comme le yoga sont des terrains d'expérimentation intéressants pour ça.

Tu peux y explorer des mouvements plus lents, observer tes appuis, sentir ta respiration, ajuster une posture et prendre le temps de comprendre ce qui se passe dans ton corps.

Tu n'as pas besoin d'aller plus loin dans la posture.

Tu peux simplement rester quelques instants avec tes sensations.

Est-ce que je force ?

Est-ce que je retiens ma respiration ?

Est-ce que j'ai besoin d'adapter le mouvement ?

Est-ce que je peux rester présente sans chercher à réussir quelque chose ?

Ce sont de petites expériences, mais elles t'invitent à développer une autre manière d'agir : moins automatique, plus consciente.

Et cette capacité à ajuster ton rythme peut aussi trouver sa place en dehors du tapis : dans ta manière de travailler, dans tes relations, dans tes décisions, dans la façon dont tu organises tes journées.

Tu n'as pas besoin d'être toujours en mouvement pour être en train d'avancer.

Parfois, ralentir permet simplement de mieux sentir où tu vas.

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5. Sors prendre la lumière. Même si le soleil fait grève.

Alors oui, l'hiver peut donner envie de rester enfermé(e).

Mais si tu le peux, essaie de conserver quelques occasions de sortir à la lumière du jour. Fais ton plein de vitamine D !

- Une marche le matin ou à la pause déjeuner.

- Un café pris dehors quand la météo le permet.

- Un détour à pied plutôt qu'un trajet entièrement motorisé.

Je répète : 1 c'est mieux que 0.

Pas besoin de partir faire une randonnée de 18 kilomètres sous la pluie pour valider ton quota de nature. On se calme. 😅

La lumière naturelle contribue à réguler notre horloge biologique, qui joue notamment un rôle dans les rythmes veille-sommeil. L'exposition à la lumière du jour peut donc être une habitude intéressante à préserver pendant les mois les plus sombres.

Et si tu peux associer cette sortie à du mouvement, c'est encore mieux pour varier les expériences de la journée.

Mais inutile d'en faire une nouvelle injonction.

Tu ne peux pas sortir tous les jours ? Tu fais avec tes contraintes.

La météo est affreuse ? Tu adaptes.

Tu as besoin de récupérer ? Tu privilégies le repos.

L'idée est de créer des occasions de prendre l'air et de bouger quand c'est possible, pas d'ajouter une case de plus à cocher sur ta to-do list.

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6. Fais de la place au plaisir. Pas uniquement aux obligations.

On parle beaucoup de discipline, de régularité, d'habitudes et de routines.

C'est utile, bien sûr.

Mais quand l'énergie baisse, on peut facilement transformer chaque activité en mission.

Il faut faire du sport, manger correctement, dormir suffisamment, voir ses amis, avancer sur ses projets...

Même se reposer devient parfois une tâche à accomplir efficacement.

STOP. On peut souffler deux minutes ?

Qu'est-ce qui te fait réellement plaisir en ce moment ?

Pas ce que tu devrais aimer, ni ce qui serait le plus productif.

Ce qui te fait plaisir, à toi.

Le plaisir n'est pas une récompense qu'on doit mériter après avoir terminé toutes ses obligations.

Il fait partie de l'équilibre d'une vie.

Et si tu profitais de cette saison pour remettre un peu plus de JE(U) dans ton quotidien ?

Pas pour faire davantage mais pour retrouver l'envie d'être là, de découvrir, de sentir et d'expérimenter.

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7. Construis une routine d'hiver qui respecte ton énergie

Je ne vais pas te proposer une routine miracle en 12 étapes à réaliser chaque matin à 5 h 30.

Déjà parce que je n'ai aucune envie que tu me détestes avant même le petit-déjeuner.

Et surtout parce que ce dont tu as besoin dépend de ta vie, de ton état de santé, de tes contraintes et de ton niveau d'énergie.

En revanche, tu peux choisir quelques repères simples.

Le matin : remettre doucement le corps en route

Avant de te jeter dans ta journée, prends quelques instants pour bouger, t'étirer ou respirer consciemment.

Si tu peux, expose-toi à la lumière naturelle.

Et demande-toi : « De quoi ai-je besoin aujourd'hui ? »

Pas « qu'est-ce que je dois absolument accomplir ? »

La nuance est intéressante.

Dans la journée : sortir de l'immobilité

Si tu passes beaucoup de temps assise, essaie d'interrompre régulièrement ces périodes.

Lève-toi, marche un peu, mobilise tes articulations, change de position.

Quelques minutes suffisent pour remettre du mouvement là où ton quotidien a tendance à figer les choses.

Le soir : ralentir progressivement

Tu peux réduire les sollicitations, te créer un moment plus calme et conserver des horaires de sommeil aussi réguliers que possible.

Une pratique douce, quelques pages de lecture, une douche chaude ou un moment sans écran peuvent t'aider à marquer une transition entre les activités de la journée et la nuit.

Et si tu n'as pas réussi à faire tout ça ?

Rien de grave.

Tu n'as pas raté ta journée.

Tu es simplement en train d'apprendre à construire des habitudes qui peuvent évoluer avec toi.

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Cet hiver, arrête de vouloir fonctionner comme en plein été

L'hiver n'a pas besoin de devenir une saison que tu subis en attendant le retour des beaux jours.

Tu peux apprendre à l'aimer.

Tu peux continuer à bouger, à apprendre, à créer, à voir les personnes que tu aimes et à faire avancer tes projets... Mais peut-être pas toujours de la même manière.

Il y aura des jours où tu auras envie de danser, de sortir, de t'entraîner et de déplacer des montagnes.

Et d'autres où ton meilleur choix sera de ralentir, de simplifier ton programme et de te laisser un peu de marge.

L'enjeu n'est pas de supprimer les fluctuations de ton énergie.

C'est d'apprendre à composer avec elles, sans transformer chaque baisse de régime en preuve que tu n'es pas assez motivée, assez disciplinée ou assez organisée.

Moins de performance. Plus d'écoute.

Moins de contrôle, plus de JE(U).

Et surtout, plus de choix dans ta manière de bouger, de vivre et de prendre soin de toi.

Une dernière chose, tout de même : si ta fatigue ou ta baisse de moral devient persistante, importante ou t'empêche de vivre ton quotidien, ne mets pas tout sur le compte de l'hiver. Parles-en à un professionnel de santé. Tu n'as pas à traverser ça seule.

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Alors, on essaie ?

Je facilite le mouvement et la connexion à soi à travers des gestes simples et des routines du quotidien.

Le mouvement n'est pas seulement une manière de dépenser de l'énergie mais aussi une façon d'en prendre soin.

Si tu as envie d'explorer tout ça dans un cadre guidé, mes cours et stages sont justement pensés pour bouger, comprendre ton corps et développer ton autonomie, sans recherche de performance ni besoin d'être prêy(e) pour commencer.

Rendez-vous ici pour découvrir les activités.

Cet hiver, tu n'as pas besoin de te dépasser à tout prix. Tu peux aussi apprendre à mieux t'ajuster.

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